Vous devez sortir la liste des garages, des boulangeries ou des cabinets de kiné d'un secteur, avec leur téléphone et leur site, et vous n'avez ni fichier acheté ni budget d'outil à perdre. Vous tapez « google maps extractor » : chaque résultat vend son propre outil, avec son propre prix, dans sa propre unité. L'un facture la requête, l'autre le lieu, le troisième le crédit, le quatrième le mois. Pour comparer, il faut ouvrir toutes les pages tarifs et faire les conversions soi-même.
Nous les avons ouvertes le 28 septembre 2026. Réponse courte : pour un premier lot de 1 000 fiches, l'extraction tient dans le palier gratuit de quatre des cinq outils relevés ci-dessous. Ce qui se paie vraiment, c'est l'email, sa vérification, les doublons et le temps passé à nettoyer. Prenez une extension pour quelques centaines de commerces d'une ville. Une place de marché ou une API de scraping si vous savez lancer un script. L'API officielle si les lieux doivent s'afficher dans votre propre produit. Un outil qui enchaîne extraction et enrichissement si le fichier doit servir à appeler ou écrire.
Google Maps extractor : ce que coûtent 1 000 fiches chez cinq outils
Chaque ligne reprend le tarif public affiché sur la page officielle de l'éditeur le 28 septembre 2026, dans son unité d'origine et en dollars américains, tel que publié.
| Outil et forme | Tarif public relevé | Palier gratuit | Ce qui est inclus | Source |
|---|---|---|---|---|
| API Places de Google (API officielle) | Text Search Enterprise : 35,00 $ pour 1 000 requêtes ; une requête rend au plus 20 lieux | 1 000 requêtes par mois sur ce SKU | Nom, adresse, téléphone, site, note, horaires ; aucun email. Le palier Pro, à 32,00 $, rend nom, adresse, coordonnées et type, mais ni téléphone ni site | page tarifs Google Maps Platform, mise à jour le 24 septembre 2026 |
| Apify, Google Maps Scraper (place de marché) | 4,00 $ pour 1 000 lieux au plan Free, 3,00 $ au Starter (19 $ par mois), 2,00 $ au Scale (199 $ par mois), 1,50 $ au Business (999 $ par mois) | 5 $ de crédit, soit 1 250 lieux | La fiche Maps ; emails et réseaux sociaux trouvés sur le site en option, 2,00 $ pour 1 000 lieux aux plans Free et Starter | page tarifs de l'Actor sur Apify (2026) et page des plans Apify (2026) |
| Bright Data, Google Maps Scraper API (API de scraping) | 1,5 $ pour 1 000 fiches en paiement à l'usage ; forfait Scale à 499 $ par mois avec 384 000 fiches incluses | 5 000 fiches par mois, sans carte bancaire | Nom, catégorie, adresse, téléphone, site, horaires, note, coordonnées ; l'email ne figure pas dans la liste des champs publiée | page produit et tarifs Bright Data (2026) |
| Openmart (base de fiches à crédits) | Starter à 149 $ par mois en facturation mensuelle, 5 000 crédits ; un email d'entreprise vaut 0,3 crédit | Consultation et enregistrement jusqu'à 5 000 fiches | Fiches de commerces locaux ; emails d'entreprise, emails et téléphones de dirigeants payés au crédit | page tarifs Openmart (2026) |
| G Maps Extractor (extension et outil en ligne) | Plan Lite à 19 $ par mois (prix barré 29 $) pour 20 000 fiches par mois | 1 000 fiches par mois | Au plan gratuit, informations de base et téléphone ; emails, réseaux sociaux et export CSV, Excel ou JSON à partir du plan Lite | page tarifs G Maps Extractor (2026) |
Outscraper aurait eu sa place ici. Sa page tarifs répondait ce jour-là par une vérification anti-robot, et un prix que nous n'avons pas pu lire nous-mêmes n'entre pas dans ce tableau.
Ce que chacun fait bien
L'API Places de Google est la seule forme qui vous donne une licence d'usage explicite, ce qui compte dès que les lieux s'affichent dans votre propre application. La donnée est lue au moment de l'appel, donc à jour. Et chaque champ, chaque SKU et chaque palier de prix est documenté publiquement, avec la date de sa dernière mise à jour.
Apify offre un catalogue d'extracteurs qui dépasse largement Google Maps : si vos sources changent d'un trimestre à l'autre, un seul compte les couvre. La planification des exécutions et l'accès par API sont intégrés. Et la grille par plan est affichée en clair, option par option, ce qui permet de chiffrer un lot avant de le lancer.
Bright Data propose le palier gratuit le plus large parmi les extracteurs du relevé, 5 000 fiches par mois sans carte bancaire. La facturation ne porte que sur les fiches effectivement livrées. Et la liste des champs rendus est publiée sur la page produit, du téléphone aux coordonnées, ce qui évite de découvrir le contenu du fichier après l'avoir payé.
Openmart part d'une base déjà constituée : pas d'extraction à paramétrer, la recherche rend des fiches existantes. Les contacts de dirigeants y sont proposés, pas seulement le standard. Et l'envoi d'emails en plusieurs étapes est intégré à l'outil, pour qui veut tout faire au même endroit.
G Maps Extractor décline le même outil en extension Chrome, en outil en ligne et en API. Son plan gratuit rend 1 000 fiches par mois avec le téléphone. Et la prise en main ne demande aucune ligne de code, ce qui en fait le point d'entrée le plus direct pour un premier essai.
Trois conversions à faire avant de comparer
Google facture la requête, pas la fiche. Selon la documentation officielle de Text Search (New), une recherche rend au plus 20 lieux par page et 60 au total, toutes pages confondues (Google, page mise à jour le 24 septembre 2026). 1 000 fiches demandent donc au moins 50 requêtes, et bien davantage en pratique : une recherche « plombier Lyon » s'arrête à 60 résultats, il faut découper la ville en quartiers, et chaque découpage ramène des fiches déjà vues. Le champ demandé fixe aussi le palier : réclamer le téléphone ou le site fait basculer toute la requête sur le SKU Enterprise.
Apify facture l'événement. La fiche extraite est un événement, l'email trouvé sur le site en est un autre, sa vérification un troisième. Le tarif dégressif s'applique à chacun, et l'écart entre plans n'est pas le même selon l'option : au plan Free, la vérification d'email est affichée à 100,00 $ pour 1 000 vérifications, contre 4,00 $ au plan Starter, sur la même page.
Openmart facture le crédit, et le crédit n'a pas la même valeur selon le champ. La page tarifs affiche 0,3 crédit pour un email d'entreprise, 3 pour l'email d'un dirigeant et 8 pour son téléphone. Mille fiches sans contact de dirigeant et mille fiches avec ne coûtent pas la même chose, alors que le nombre de lignes est identique.
Extension, outil en ligne, GitHub ou API : quel extracteur Google Maps pour quel usage
L'extension Chrome gratuite lit la page que vous avez sous les yeux. C'est le bon outil pour quelques centaines de commerces d'une ville, si vous acceptez de laisser l'onglet ouvert pendant la collecte et de repartir de zéro quand il se ferme. Au-delà, le défilement manuel et la limite de résultats par recherche la plafonnent.
L'outil en ligne fait le même travail sans votre navigateur : vous donnez un mot-clé et une zone, vous récupérez un fichier. Il convient à qui repasse régulièrement sur les mêmes zones et veut que la collecte continue pendant qu'il fait autre chose.
Le projet GitHub ne coûte rien en licence, mais demande beaucoup de temps. Le plus suivi, gosom/google-maps-scraper, compte 6 160 étoiles sous licence MIT, avec un dernier envoi de code le 24 septembre 2026 (GitHub, relevé le 28 septembre 2026). Il fonctionne si vous savez l'installer, le faire tourner et le réparer quand l'affichage de Google change.
L'API, officielle ou de scraping, s'adresse à qui intègre les lieux dans un logiciel. Elle suppose un développeur, une clé et un compte de facturation, et elle rend exactement ce que vous lui demandez, ni plus ni moins.
Le coût réel commence après l'export
Une fiche Google Maps ne publie pas d'email. Les outils qui en rendent un le déduisent du site de l'entreprise, ce qui suppose d'abord qu'il y ait un site. Nous l'avons mesuré sur notre propre base : sur 235 766 fiches Google Maps françaises extraites entre le 18 juin et le 18 septembre 2026, 29,5 % n'affichent aucun site, soit 69 497 fiches (mesure outsend du 21 septembre 2026), et parmi celles qui en affichent un, une partie renvoie vers une page de réseau social ou une plateforme de réservation plutôt que vers un site propre. Près d'une fiche sur trois n'offre donc aucun chemin vers un email, quel que soit l'extracteur.
Viennent ensuite trois postes que la page tarif ne montre pas. Les emails trouvés doivent être vérifiés avant le premier envoi, sinon les rebonds abîment votre domaine d'expédition. Les doublons nés du découpage en quartiers se retirent sur l'identifiant de lieu Google, jamais sur le nom, qui varie d'une fiche à l'autre. Et en France, le nom d'enseigne ne dit ni si l'entreprise est active ni qui la dirige : le rattachement au SIREN et au RCS se fait à part. Chacune de ces étapes prend du temps, et c'est ce temps qui fait le prix d'un fichier utilisable.
Où se place outsend
outsend est une plateforme en alpha, avec création de compte libre et gratuite. Son extracteur Google Maps part d'une activité et d'une zone et rend un fichier exportable en CSV, JSON ou XLSX. La différence est dans la suite : la même liste passe ensuite par la recherche d'emails professionnels, la vérification de délivrabilité et le rattachement au registre, enchaînés dans un pipeline sans code, sans exporter ni réimporter entre quatre outils. Vous pouvez créer un compte gratuit et juger sur vos propres zones.
D'autres restent la meilleure réponse selon votre cas d'usage. Si vous affichez des lieux dans votre propre produit, l'API officielle de Google est la seule forme défendable. Si vos sources dépassent Google Maps, le catalogue d'Apify couvre un terrain plus large. Si vous avez un développeur et des volumes réguliers, l'API de Bright Data et son quota gratuit se branchent directement dans votre code. Et pour quarante commerces d'une rue, une extension gratuite suffit. Notre comparatif des alternatives aux outils de prospection détaille ces arbitrages outil par outil.
Questions fréquentes sur les extracteurs Google Maps
Existe-t-il un google maps extractor gratuit ?
Oui, plusieurs, dans la limite d'un quota. Au relevé du 28 septembre 2026, Bright Data offre 5 000 fiches par mois, Apify un crédit qui couvre 1 250 lieux, G Maps Extractor 1 000 fiches par mois, et l'API de Google 1 000 requêtes mensuelles au palier qui rend le téléphone. Les projets GitHub sont gratuits sans quota, mais ils demandent du temps.
Extension Chrome ou outil en ligne : lequel choisir ?
L'extension si vous ciblez une ville et que vous restez devant l'écran. L'outil en ligne dès que la collecte doit tourner sans vous, reprendre après une coupure ou revenir chaque mois sur la même zone.
Un extracteur trouvé sur GitHub fait-il l'affaire ?
Pour un profil technique, oui : les projets les plus suivis sont maintenus et documentés. Comptez l'installation, l'hébergement de l'exécution et les réparations quand Google modifie son affichage.
Peut-on extraire les emails depuis Google Maps ?
Pas directement : la fiche n'en publie pas. Les outils qui rendent un email le cherchent sur le site de l'entreprise, souvent en option payante, et près d'une fiche sur trois n'a pas de site dans notre mesure. Un email trouvé n'est pas forcément valide : la vérification est une étape à part.
Que disent les conditions de Google sur l'extraction ?
Les conditions additionnelles de Google Maps interdisent le téléchargement massif du contenu et son usage pour créer ou enrichir une base d'établissements, une liste de diffusion ou une liste de démarchage destinée à un service qui se substitue à Google Maps ou lui est substantiellement similaire (version modifiée le 27 janvier 2026). Lisez le texte en entier avant de choisir votre forme d'outil : l'API officielle est la seule qui vienne avec une licence.
Pourquoi l'API officielle rend-elle si peu de résultats par recherche ?
Parce que Text Search plafonne à 60 lieux par recherche, en trois pages de 20. Pour couvrir un département, il faut multiplier les recherches par commune ou par quartier, puis retirer les doublons.