Vous avez installé l'extension Lusha pour révéler des emails et des numéros directs depuis LinkedIn, et au début ça roule. Puis le compteur de crédits descend plus vite que prévu. Surtout, quand vous cherchez le gérant du garage à côté ou la responsable d'une PME locale sans page LinkedIn soignée, la fiche revient vide. Ce n'est pas un bug : c'est la frontière entre deux manières de construire une liste de prospects.
Lusha et OutSend ne jouent pas sur le même terrain. L'un puise dans une base mondiale de décideurs déjà recensés ; l'autre construit la liste à la demande, à partir d'une zone géographique. Cet article compare OutSend vs Lusha honnêtement : ce que Lusha fait très bien, là où il s'arrête, et le cas d'usage qui doit vous orienter vers l'un ou l'autre. Sans prix OutSend (l'outil est en alpha gratuite), et avec les chiffres Lusha sourcés sur ses pages officielles.
Ce que Lusha fait bien
Lusha est un outil de données de contact B2B reconnu, et ses forces sont réelles. Pour un commercial qui prospecte des décideurs déjà présents sur LinkedIn, c'est un compagnon rapide et bien intégré. Trois points le distinguent vraiment et méritent d'être posés sans réserve avant d'examiner les limites.
D'abord, l'extension navigateur. Installée sur Chrome, elle révèle email et numéro directement depuis un profil LinkedIn, Sales Navigator, Recruiter, un CRM ou un site B2B, sans quitter la page (Lusha, page officielle extension). Pour un SDR qui vit dans LinkedIn toute la journée, c'est un gain de fluidité tangible.
Ensuite, les numéros directs et mobiles. Là où beaucoup d'outils ne donnent qu'un standard, Lusha vise le mobile du décideur. C'est précieux quand votre canal principal est l'appel à froid sur des cadres difficiles à joindre. Enfin, le modèle freemium : un plan gratuit existe pour tester sans engagement, et les intégrations CRM (HubSpot, Salesforce, Pipedrive) facilitent l'adoption en équipe.
Là où Lusha s'arrête
Les limites de Lusha ne sont pas des défauts cachés : elles découlent logiquement de son modèle, base mondiale plus crédits plus extension LinkedIn. Comprendre cette logique aide à savoir quand l'outil convient et quand il fatigue. Voici les trois points factuels à connaître, sourcés sur les pages officielles de Lusha.
Premier point, la logique de crédits. Le plan gratuit offre 40 crédits par mois, et révéler une donnée en consomme : un email coûte 1 crédit, un numéro de téléphone en coûte 10 (Lusha, page tarifs officielle). Quarante crédits, c'est donc quatre numéros directs avant la panne sèche. Le plan Starter démarre à 49,90 $/mois et le plan Professional à 69,90 $/mois (600 crédits mensuels) sur cette même page. Chaque révélation grignote un solde fini.
Deuxième point, le périmètre de la base. Lusha annonce une base mondiale de plusieurs centaines de millions de contacts, répartie sur l'Amérique du Nord, l'EMEA, l'Amérique latine et l'APAC (Lusha, page données officielle). C'est une base orientée décideurs d'entreprises déjà recensées. Mais elle s'appuie largement sur les profils professionnels, et beaucoup de TPE et d'artisans locaux français n'ont pas de présence LinkedIn exploitable. En France, où le tissu économique est massivement composé de microentreprises et de commerces de proximité, c'est un angle mort structurel.
Troisième point, le modèle par sièges et par crédits. Au-delà du gratuit, vous payez par utilisateur et par volume de crédits, ce que confirme la grille officielle plus haut. Pour une équipe qui scale, la facture suit les sièges et la consommation, pas votre besoin réel de la semaine.
Comment OutSend se positionne face à Lusha
OutSend ne cherche pas à répliquer la base mondiale de Lusha. Il prend le problème par l'autre bout : au lieu de piocher dans un répertoire existant, il construit votre liste à la demande à partir d'une zone et d'un type d'activité, via le scraping de Google Maps, puis enrichit chaque fiche dans une chaîne intégrée. Aucun crédit, aucun siège à gérer en alpha.
Concrètement, vous délimitez « plombiers à Lyon » ou « cabinets comptables en Gironde », et OutSend remonte les établissements, puis enchaîne : email finder RGPD, vérification de délivrabilité, recherche de numéros complémentaires, réseaux sociaux, dead check des sites morts, données légales et pipeline. Là où Lusha vous fait brancher plusieurs abonnements, OutSend regroupe la chaîne dans un seul outil FR-natif.
Reconnaissons-le franchement : pour un SDR qui prospecte des décideurs de grands comptes à l'international, profil par profil sur LinkedIn et Sales Navigator, Lusha reste plus adapté. Sa base couvre justement ces cibles déjà identifiées, et son extension est taillée pour ce flux. OutSend brille quand la cible est locale, dense, et mal couverte par les répertoires mondiaux, exactement le segment des TPE et commerces de proximité.
Pour quel cas d'usage choisir lequel
Le bon outil dépend de la nature de votre cible, pas d'un classement absolu. Si vous savez déjà qui vous visez nommément sur LinkedIn, et si vous voulez décrocher leur mobile, vous n'avez pas le même besoin que quelqu'un qui doit cartographier tous les artisans d'un département. Voici une grille simple pour trancher.
Cas A — choisissez Lusha. Vous êtes un SDR ou un commercial grands comptes, votre prospection vit dans LinkedIn et Sales Navigator, vous ciblez des décideurs d'entreprises déjà identifiées (souvent à l'international), et vous avez besoin du numéro direct profil par profil. La base mondiale et l'extension de Lusha sont faites pour ce flux.
OutSend vs Lusha se joue surtout sur le cas B — choisissez OutSend. Vous construisez une liste locale FR (commerces, artisans, TPE, professions d'une zone), vous voulez un fichier complet enrichi de bout en bout sans jongler avec des crédits ni des sièges, et beaucoup de vos cibles n'ont pas de profil LinkedIn exploitable. Le scraping Maps plus la chaîne intégrée répondent précisément à ça.
Cas C — les deux en parallèle. Vous attaquez à la fois des grands comptes nommés sur LinkedIn et un terrain local dense. Lusha pour les premiers, OutSend pour le second : les deux logiques se complètent au lieu de se concurrencer. Hésiter sur le segment FR pur ? Comparez aussi OutSend face à Kaspr, OutSend face à Cognism et OutSend face à Apollo, trois bases de contact aux logiques voisines.
Comment tester Lusha et OutSend sur un même besoin en une semaine
Plutôt que de trancher sur le papier, le plus fiable est de poser un test réel sur une cible que vous connaissez. Voici un protocole concret en quatre étapes, faisable en une semaine sans engagement, pour voir lequel sert le mieux votre besoin avant d'investir du temps ou un budget.
1. Choisissez un échantillon témoin. Prenez 30 prospects que vous comptiez démarcher de toute façon : la moitié de gros comptes présents sur LinkedIn, l'autre moitié des TPE ou commerces d'une même ville. Cet échantillon mixte révèle vite où chaque outil décroche.
2. Passez la moitié grands comptes dans Lusha. Avec le plan gratuit (40 crédits), révélez les emails (1 crédit) en priorité, puis quelques numéros (10 crédits) sur vos cibles les plus chaudes. Notez le taux de fiches trouvées et la part de mobiles directs obtenus.
3. Passez la moitié locale dans OutSend. Lancez un scraping « [votre métier cible] à [votre ville] », laissez la chaîne enrichir (emails vérifiés, numéros, données légales), et comparez combien d'établissements locaux remontent face à ce que Lusha trouvait sur le même type de cible.
4. Mesurez sur votre vrai critère. Comptez les contacts réellement joignables par segment, pas le total brut. Vous verrez en général Lusha mener sur les décideurs internationaux et OutSend sur le terrain local FR, ce qui transforme le choix en répartition plutôt qu'en duel. Pour préparer ce test côté local, voyez comment scraper Google Maps et exporter en CSV.
Tableau comparatif OutSend vs Lusha
Pour visualiser les deux approches côte à côte, voici une grille de critères objectifs : d'où vient la donnée, ce que couvre chaque outil, ses dépendances et sa langue d'interface. Les prix Lusha proviennent de sa page tarifs officielle ; OutSend est en alpha, donc sans prix public.
| Critère | Lusha | OutSend |
|---|---|---|
| Source principale des données | Base mondiale de plusieurs centaines de millions de contacts recensés | Scraping Google Maps à la demande, par zone |
| Périmètre fonctionnel | Révélation email/téléphone, enrichissement, signaux | Scraping + email finder + vérif délivrabilité + numéros + socials + dead check + données légales + pipeline |
| Dépendance principale | Profils LinkedIn / Sales Navigator | Présence cartographique (Google Maps) |
| Modèle d'accès | Crédits + sièges (Free 40 crédits/mois ; Pro dès 69,90 $/mois) | Alpha gratuite sur candidature, sans crédits ni sièges |
| Couverture forte | Décideurs d'entreprises recensées, international | TPE, commerces et artisans locaux FR |
| Langue de l'interface | Anglais | FR-natif |
| Conformité affichée | ISO 27701, ISO 27001, SOC 2 Type 2, RGPD/CCPA | RGPD, FR-natif |
La lecture utile n'est pas « lequel gagne », mais « lequel correspond à ma cible ». Une base mondiale interrogée à l'unité ne résout pas le même problème qu'une liste locale construite d'un bloc. Si votre sujet est le terrain français, lisez aussi comment constituer un fichier téléphonique propre avant d'appeler.
FAQ — OutSend vs Lusha
Lusha couvre-t-il bien les TPE et artisans français ?
Lusha s'appuie largement sur les profils LinkedIn de décideurs recensés. Or beaucoup d'artisans et de TPE françaises n'ont pas de présence LinkedIn exploitable. Pour ces cibles locales, une approche par scraping cartographique remonte davantage d'établissements qu'une base mondiale orientée grands comptes.
Combien coûte un numéro de téléphone sur Lusha ?
D'après la page tarifs officielle de Lusha, révéler un numéro de téléphone consomme 10 crédits, contre 1 crédit pour un email. Le plan gratuit fournit 40 crédits par mois, soit quatre numéros directs avant épuisement du solde mensuel.
OutSend remplace-t-il complètement Lusha ?
Pas systématiquement. Pour de la prospection grands comptes à l'international, profil par profil sur LinkedIn, Lusha reste plus adapté. OutSend est conçu pour construire des listes locales FR enrichies de bout en bout. Les deux peuvent coexister selon que votre cible est recensée à l'international ou locale.
OutSend utilise-t-il aussi un système de crédits ?
Non. OutSend est en alpha gratuite sur candidature, sans crédits à consommer ni sièges à acheter. Le modèle de Lusha, lui, repose sur des crédits par révélation et une facturation par utilisateur, ce que confirme sa page tarifs officielle.
Lusha est-il conforme au RGPD ?
Lusha affiche les certifications ISO 27701, ISO 27001, SOC 2 Type 2 et une conformité RGPD/CCPA validée par des auditeurs tiers indépendants (Lusha, page data privacy officielle). OutSend est FR-natif et construit pour la conformité RGPD côté prospection française.
Quelle est la différence de fond entre les deux outils ?
Lusha interroge une base mondiale existante de contacts recensés, à l'unité, via une extension LinkedIn. OutSend construit votre liste à la demande à partir d'une zone géographique sur Google Maps, puis l'enrichit dans une chaîne intégrée. L'un pioche, l'autre cartographie.
Outsend, l'alternative tout-en-un
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