OutSend vs Lusha : comparatif factuel des données de contact B2B

Vous utilisez déjà Lusha au quotidien : l'extension installée sur Chrome, le réflexe de révéler un email ou un mobile depuis un profil LinkedIn, le compteur de crédits que vous surveillez du coin de l'œil. L'outil fait le travail sur vos décideurs grands comptes. Mais une question revient dès que votre cible glisse vers le terrain local : le gérant du garage d'à côté, la responsable d'une PME sans page LinkedIn soignée. La fiche revient vide, et vous vous demandez si un autre outil compléterait le vôtre sans tout casser.

Ce guide s'adresse à vous, utilisateur actuel de Lusha qui envisage OutSend. Pas pour vous vendre une migration brutale, mais pour cartographier honnêtement la bascule : ce que vous gardez de Lusha, ce qui change vraiment dans votre flux, comment tester OutSend en une semaine sans abandonner Lusha, et surtout quand il vaut mieux rester sur Lusha. Sans prix OutSend (l'outil est en alpha gratuite), et avec les chiffres Lusha sourcés sur ses pages officielles.

Ce que vous gardez en passant de Lusha à OutSend

Commençons par ce qui ne bouge pas, parce que la plupart des raisons qui vous ont fait adopter Lusha restent valables. OutSend ne remplace pas ces forces : il s'ajoute sur un terrain que Lusha couvre mal. Trois acquis méritent d'être posés sans réserve avant de parler de ce qui change.

Vous gardez l'extension navigateur. Installée sur Chrome, elle révèle email et numéro directement depuis un profil LinkedIn, Sales Navigator, Recruiter, un CRM ou un site B2B, sans quitter la page (Lusha, page officielle extension). Pour un SDR qui vit dans LinkedIn toute la journée, ce réflexe reste un gain de fluidité réel qu'OutSend ne cherche pas à reproduire.

Vous gardez aussi l'accès aux numéros directs et mobiles. Là où beaucoup d'outils ne donnent qu'un standard, Lusha vise le mobile du décideur. C'est précieux quand votre canal principal est l'appel à froid sur des cadres difficiles à joindre. Enfin, vous gardez le modèle freemium et les intégrations CRM : un plan gratuit existe pour tester sans engagement, et les connecteurs HubSpot, Salesforce et Pipedrive ancrent l'outil dans le travail de l'équipe. Rien de tout cela ne disparaît si vous ajoutez OutSend à votre boîte à outils.

Ce qui change concrètement dans votre flux

La différence n'est pas une question de qualité mais de modèle. Lusha interroge une base mondiale à l'unité ; OutSend construit la liste à la demande, à partir d'une zone et d'un type d'activité, via le scraping de Google Maps, puis enrichit chaque fiche dans une chaîne intégrée. Trois changements concrets touchent votre quotidien, et il faut connaître la mécanique de Lusha pour les comprendre, chiffres officiels à l'appui.

Premier changement, vous quittez la logique de crédits. Chez Lusha, le plan gratuit offre 40 crédits par mois, et révéler une donnée en consomme : un email coûte 1 crédit, un numéro de téléphone en coûte 10 (Lusha, page tarifs officielle). Quarante crédits, c'est donc quatre numéros directs avant la panne sèche ; le plan Starter démarre à 49,90 $/mois et le plan Professional à 69,90 $/mois (600 crédits mensuels) sur cette même page. Avec OutSend, vous ne grignotez aucun solde : la liste se construit d'un bloc en alpha gratuite.

Deuxième changement, vous élargissez le périmètre de la base. Lusha annonce une base mondiale de plusieurs centaines de millions de contacts, répartie sur l'Amérique du Nord, l'EMEA, l'Amérique latine et l'APAC (Lusha, page données officielle). C'est une base orientée décideurs d'entreprises déjà recensées, qui s'appuie largement sur les profils professionnels. Or beaucoup de TPE et d'artisans locaux français n'ont pas de présence LinkedIn exploitable : en France, où le tissu économique est massivement composé de microentreprises et de commerces de proximité, c'est l'angle mort que vous comblez avec une approche cartographique.

Troisième changement, vous sortez du modèle par sièges et par crédits. Au-delà du gratuit, Lusha facture par utilisateur et par volume de crédits, ce que confirme la grille officielle plus haut. Concrètement, vous délimitez « plombiers à Lyon » ou « cabinets comptables en Gironde », et OutSend remonte les établissements, puis enchaîne : email finder RGPD, vérification de délivrabilité, recherche de numéros complémentaires, réseaux sociaux, dead check des sites morts, données légales et pipeline, dans un seul outil FR-natif sans siège ni solde à gérer.

Tester OutSend en une semaine sans quitter Lusha

La meilleure façon de jauger la bascule n'est pas de trancher sur le papier, mais de faire tourner les deux outils en parallèle sur une cible que vous connaissez. Voici un protocole en quatre étapes, faisable en une semaine, qui vous laisse Lusha sous la main : vous ne migrez rien, vous mesurez où chacun décroche.

1. Choisissez un échantillon témoin. Prenez 30 prospects que vous comptiez démarcher de toute façon : la moitié de gros comptes présents sur LinkedIn, l'autre moitié des TPE ou commerces d'une même ville. Cet échantillon mixte révèle vite la frontière entre les deux modèles.

2. Traitez la moitié grands comptes dans Lusha, comme d'habitude. Avec votre plan ou le gratuit (40 crédits), révélez les emails (1 crédit) en priorité, puis quelques numéros (10 crédits) sur vos cibles les plus chaudes. Notez le taux de fiches trouvées et la part de mobiles directs obtenus : c'est votre référence connue.

3. Passez la moitié locale dans OutSend. Lancez un scraping « [votre métier cible] à [votre ville] », laissez la chaîne enrichir (emails vérifiés, numéros, données légales), et comparez combien d'établissements locaux remontent face à ce que Lusha trouvait sur le même type de cible.

4. Mesurez sur votre vrai critère. Comptez les contacts réellement joignables par segment, pas le total brut. Vous verrez en général Lusha mener sur les décideurs internationaux et OutSend sur le terrain local FR, ce qui transforme la décision en répartition plutôt qu'en remplacement. Pour préparer le volet local du test, voyez comment scraper Google Maps et exporter en CSV.

Quand rester sur Lusha plutôt que basculer

Basculer n'a de sens que pour une partie de votre activité. Pour le reste, rester sur Lusha est le bon choix, et il faut le dire clairement plutôt que de pousser une migration qui vous desservirait. Voici la frontière, puis une grille pour répartir vos cibles entre les deux outils.

Restez sur Lusha pour la prospection grands comptes à l'international, profil par profil sur LinkedIn et Sales Navigator. Sa base couvre justement ces cibles déjà identifiées, et son extension est taillée pour ce flux : sur ce segment, Lusha reste plus adapté qu'OutSend, sans débat. OutSend prend le relais quand la cible est locale, dense et mal couverte par les répertoires mondiaux, exactement le segment des TPE et commerces de proximité. La lecture utile n'est pas « lequel gagne », mais « lequel correspond à quelle moitié de mes cibles ».

CritèreLushaOutSend
Source principale des donnéesBase mondiale de plusieurs centaines de millions de contacts recensésScraping Google Maps à la demande, par zone
Périmètre fonctionnelRévélation email/téléphone, enrichissement, signauxScraping + email finder + vérif délivrabilité + numéros + socials + dead check + données légales + pipeline
Dépendance principaleProfils LinkedIn / Sales NavigatorPrésence cartographique (Google Maps)
Modèle d'accèsCrédits + sièges (Free 40 crédits/mois ; Pro dès 69,90 $/mois)Alpha gratuite sur candidature, sans crédits ni sièges
Restez dessus pourDécideurs d'entreprises recensées, internationalTPE, commerces et artisans locaux FR
Langue de l'interfaceAnglaisFR-natif
Conformité affichéeISO 27701, ISO 27001, SOC 2 Type 2, RGPD/CCPARGPD, FR-natif

En clair, gardez Lusha pour vos comptes nommés sur LinkedIn, ajoutez OutSend pour le terrain français dense : les deux logiques se complètent au lieu de se concurrencer. Vous hésitez encore sur le segment FR pur ? Comparez aussi OutSend face à Kaspr, OutSend face à Cognism et OutSend face à Apollo, trois bases de contact aux logiques voisines. Et si votre sujet est le terrain français, lisez comment constituer un fichier téléphonique propre avant d'appeler.

FAQ — basculer de Lusha vers OutSend

Dois-je désinstaller Lusha pour adopter OutSend ?

Non. Les deux outils répondent à des besoins différents et cohabitent très bien : Lusha pour vos décideurs grands comptes nommés sur LinkedIn, OutSend pour construire des listes locales FR enrichies de bout en bout. Beaucoup de cas d'usage justifient de garder les deux et de répartir vos cibles selon leur nature.

Combien coûte un numéro de téléphone sur Lusha ?

D'après la page tarifs officielle de Lusha, révéler un numéro de téléphone consomme 10 crédits, contre 1 crédit pour un email. Le plan gratuit fournit 40 crédits par mois, soit quatre numéros directs avant épuisement du solde mensuel.

Lusha couvre-t-il bien les TPE et artisans français ?

Lusha s'appuie largement sur les profils LinkedIn de décideurs recensés. Or beaucoup d'artisans et de TPE françaises n'ont pas de présence LinkedIn exploitable. Pour ces cibles locales, une approche par scraping cartographique remonte davantage d'établissements qu'une base mondiale orientée grands comptes : c'est précisément le segment où ajouter OutSend a du sens.

OutSend utilise-t-il aussi un système de crédits ?

Non. OutSend est en alpha gratuite sur candidature, sans crédits à consommer ni sièges à acheter. Le modèle de Lusha, lui, repose sur des crédits par révélation et une facturation par utilisateur, ce que confirme sa page tarifs officielle.

Lusha est-il conforme au RGPD ?

Lusha affiche les certifications ISO 27701, ISO 27001, SOC 2 Type 2 et une conformité RGPD/CCPA validée par des auditeurs tiers indépendants (Lusha, page data privacy officielle). OutSend est FR-natif et construit pour la conformité RGPD côté prospection française.

Besoin d'une vue d'ensemble ? Consultez tous les comparatifs d'alternatives aux outils de prospection.

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